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May.
25
2009

TICE et Littérature - Impressions de lecteur 2

Posted by: LE BAUT Jean-Michel

Sur le blog i-voix

on trouve souvent des

impressions de lecteur

 =

Comme un journal de bord d’une lecture cursive  visant à fixer un sentiment éprouvé, associer une image ou un texte,  présenter un personnage ou un thème,  faire une observation sur le style, sélectionner un passage jugé important ou étonnant, choisir un personnage, un objet ou un lieu, proposer un comédien pour interpréter un personnage ou une musique pour accompagner un passage...Le blog permet alors l'appropriation par chacun du texte et ouvre pour tous la réflexion sur l'œuvre lue. Voici quelques exemples sur la pièce Lorenzaccio de MUSSET.

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 IMPRESSION DE LECTEUR – LORENZACCIO  - THEME

"Malheureuse ! malheureuse ! Il t'aime! "
Cette réplique de Marie m'a beaucoup marquée car cet amour apparaît comme une malédiction, un danger alors qu'habituellement l'amour est un présent.


 

JUSTINE

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IMPRESSION DE LECTEUR – LORENZACCIO  - REECRITURE

 

Passage de la prose (page 60) en vers :

Cela est trop cruel d'avoir vécu
Dans un palais de fées, ciel suspendu,

Où murmuraient les cantiques des anges,
De s'y endormir, des rêves qu'on mange.

Et pour s'y reveiller ensanglanté
En bras du tueur qui mère daigne m'appeler.

J'ai choisi de transformer ce passage en vers

car je l'ai trouvé très poétique.


JUSTINE

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IMPRESSION DE LECTEUR – LORENZACCIO  - PERSONNAGE

Le personnage que je trouve le plus fascinant est le personnage principal de la pièce, Lorenzaccio. Fascinant pour la complexité de son sombre caractère lumineux, fascinant pour sa personnalité ambivalente construite sur des contradictions déroutantes, fascinant pour les multiples masques dont il se revêt pour faire son propre carnaval, fascinant pour son cynisme léger et son ironie grinçante.

Le début de la pièce fait de lui un être perversement raffiné, un être méprisamment cynique et un être immoralement libertin qui encourage et participe à la débauche de son acolyte et cousin, le Duc de Florence. Lors d’un bal où il est déguisé en nonne il s’amuse même à jeter sur un provéditeur les bouteilles qu’il a précédemment vidées.
Mais il revêt un masque différent et contradictoire à certains moments, autre que ce masque noir : un masque en porcelaine. « Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail, ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n’a pas la force de rire » (acte I, scène 4). Il fait preuve de lâcheté et de faiblesse, s’évanouit à la vue d’une arme quand, ayant poussé trop loin l‘insolence, le Sire Maurice le provoque en duel.
Au fil de la pièce, un autre visage apparaît, l’authentique, le Lorenzo bienveillant qu’il été autrefois, l’enfant tranquille et studieux avant de « jouer son hideuse comédie ». Malheureusement, ce visage n’apparaît que par souvenir de son enfance ou par le rêve de sa mère, ou l’enfant qu’elle aimait tant se manifeste en un mélancolique spectre noir, mais qui n‘est rien de plus qu‘un fantôme du passé.
L‘« esprit acéré » de Lorenzaccio se dévoile aussi peu à peu. Jouant avec le masque noir et le masque en porcelaine, lui qui servait au duc d’espion et d’entremetteur, manipule celui-ci depuis le début. Subtilisant joyeusement la cotte de maille de son cousin, après l’avoir flatté innocemment et interrogé à ce sujet avec un désintérêt affecté, il va l’égarer subtilement au fond d’un puits. Il revient ensuite vertueusement voir son cousin une guitare à la main, en parvenant à détourner ses soupçons alors que celui-ci l’a vu près du puits, en utilisant son point faible : les conquêtes féminines. Une manipulation en plus du jeu d’apparence destinés à abattre les défenses de son cousin, jusqu’au moment fatidique où le masque de porcelaine volera en éclat, lorsque Lorenzo l’assassinera…


Malheureusement,

Ces masques au fil du temps se sont incrustés dans son visage : 

« Le vice a été pour moi un vêtement, maintenant il est collé à ma peau. » (Acte III, scène 3)

Qui de masques sont devenus lui-même :

« Qui ai été aux mauvais lieux avec une résolution inébranlable de rester pur sous mes vêtements souillés, je ne puis ni me retrouver moi-même ni laver mes mains, même avec du sang ! » (Acte IV, scène 6)

Qui le détruisirent :

« Je suis plus creux et plus vide qu’une statue de fer blanc. » (Acte V, scène 6)


Et il mourra, dégoûté de ce qu’il est devenu, écœuré de l’indifférence humaine, découragé par la corruption, fatigué de la lâcheté des gens, cette même fausseté qui le poignardera dans le dos.

FIONA

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  Impression de lecteur - Lorenzaccio : Casting

 

Louis...


D
ans le rôle de Lorenzaccio je verrais bien Louis Garrel. Car il est d'un physique assez frêle, il paraît libre et en même temps torturé. Il exprime une sorte d'attitude "je-m'en-foutiste" et je trouve que ce côté un peu "sauvage", colle particulièrement bien au personnage. Je trouve aussi que cette froideur, cette distance que l'on ressent dans le personnage de Lorenzaccio se retrouve parfaitement dans le regard de Louis Garrel.

...GARREL



JULIA

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Impression de lecteur - Lorenzaccio : Association

J’ai essayé de représenter Lorenzo et son caractère comme je le vois, son masque sombre, son masque de porcelaine et son vrai visage derrière qui s’efface peu à peu. Malheureusement, le dessin n'apparaît pas très net.

Je voudrais aussi lui associer une chanson d’une grande chanteuse Emma Shapplin :
 


            Miserere, venere

 
           Puisque chaque nuit   Tutta notte

Ta douceur m’accompagne   Par che tutta notte

  Et me rappelle mon destin   La dolcezza tua m’accompagne

                                            É mi rammente la mia sorte

                    Divine Vénus   Venere

                 Je viens te prier   Ô diva Venere

                                           Or ti prego al fin’

 Aie pitié de ma souffrance   Miserere del mio affano

             Dis-moi pourquoi    Miserere, or volge tanti anni

Je vis depuis tant d’années   Che io sotto il fascio mio vivo

             Sous mon fardeau   Diva Venere, perche di’ me

                      Chaque nuit   Tutta notte

                           J’ai peur   Par che tutta notte ò paura’

   Je revois ceux que je tue   Riveggio quelli ch’uccido io

      Hélas, c’est pour vivre   Oime devo, per vivir uccidere

  Que je dois les tuer           Tutta notte

                                          O guasto tanto sangue tutta notte

                                          O sposo mia fin’

                Âme heureuse    Alma felice

  Celle qui ne revient pas    Che non torni piu

Je trouve que les paroles cette chanson symbolise bien les tourments du personnage, son destin et son fardeau, son idéalisme et sa mélancolie, et finalement sa véritable âme qui ne revient plus. (Désolée pour nos amis italiens s’il y a quelques bugs de traduction. Sûrement, même.)

FIONA

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Impression de lecteur - Lorenzaccio : PERSONNAGE

* La marquise.

 

         J'ai trouvé le personnage de la marquise très intéressant car elle semble apparaître sous deux angles. D'un côté elle est la femme aimante, douce, totalement dévouée au marquis son mari. Une femme qui se plait à contempler la nature et qui a pour habitude de se confesser. Elle peut par ailleurs sembler quelque peu naïve. Et de l'autre, elle apparaît comme l'amante d'Alexandre, le duc. Lors de son entrevue avec ce dernier elle joue le le d'une femme assurée, qui se mêle de politique, au grand dam du galant. Elle ne cède pas non plus aux menaces de révélations de son beau-frère, et préfère tout avouer elle-même à son mari plutôt que de répondre aux incitations à la débauche du cardinal. Elle apparaît dès lors comme une femme audacieuse, assurée.

 

LUCIE

 

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Impression de lecteur - Lorenzaccio : Vision

Lorenzo 


Les paroles cyniques et ironiques de Lorenzo, sa façon de parler, ses airs gênants m’ont laissé imaginer un jeune homme aux traits fins mais saillants. Je le vois assez grand, maigre, avec des cheveux ébouriffés, un teint pâle et un visage armé des mêmes fossettes et du même sourire que Voltaire.  Je l’imagine très efféminé, recouvert par de simples tissus, vêtu d’une chemise blanche trop large pour son maigre corps, d’un pantalon sombre et serré, et de petites bottes noires.

CLAIRE

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